headerphoto
Home > Policy > Congresses/Declarations > Bali Declaration
BALI DECLARATION


At the end of the 10th Afro-Asian Regional Conference and IEC, a statement known as "Bali Declaration" was issued which appealed all African and Asian countries to take pro-active steps to ensure sustainable water and land development. Following is the text of the Bali Declaration:

 

"Since the mid-eighties global food production is declining at about one percent per year. This decline is mostly taking place in the developing and some of the developed countries of Asia and Africa. The changing economic conditions in these countries bring with it changes in land use and tenure. Annually more fertile agriculture land is lost to more lucrative industrial and urban development, while less fertile lands, and highlands and forests are brought under agricultural use. The gap in income between urban/industrial and agricultural/rural occupation is steadily increasing. This is inevitably creating greater gaps between the two sectors and makes farming no longer a desired occupation. In addition, the low level of education of farmers hinders their capability to adapt. The net result is a gradual reduction in the level of food production and lower food security.

 

Meanwhile the demographic conditions show a rapidly increasing population in Asia and Africa. Increase of food production and agricultural base incomes, as well as the eradication of food insecurity are intricately linked with sustainable and productive use of water and land resources. The largest contributor to food production is irrigated agriculture for which fresh water is the single most important factor. Yet all indicators point to the critical condition of global fresh water in the coming 21st century. The increasing scarcity and declining quality of fresh water is cause for serious concern.

 

A more integrated and multipurpose approach for land and water development and management is required which will also enhance water saving measures. Reuse of agricultural drainage and unconventional poor quality water can be used in water shortage areas. In the introduction and application of technology, priority should be given to appropriate technology, taking into consideration financial feasibility and social acceptability. It may also be noted that for better and efficient use of resources, a shift of paradigm in water and land resources development is required from government oriented decision making process and activities to a more user-based system. The empowerment of water user organizations and their participation in the planning and management aspects of water and land resources development is essential for putting in place an effective management system that will ensure performance.

 

Since the irrigation sector is the largest user of water, it is necessary to optimize water use and promote conservation, and improve irrigation efficiencies. Such optimization however requires modern and viable management operation systems for planning, water distribution, operation and maintenance including engineering, agronomic, social, economic and financial aspects. Their adoption can be a substantial step forward in raising productivity and water use efficiency. Socio-economic development and environmental conservation are also closely linked. The green economics is based on the concept of internalized environmental cost in setting the prices.

 

It is agreed that community and public at large have an important role to play in the water and land resources development and management. It is now particularly recognized that women have a strategic role to play in water management and conservation. Enhancing participation of the stakeholder is essential for sustainable development of land and water resources. There is a need to enhance the role of the economically empowered Water Users' organizations with particular attention to small-scale economic enterprises and gender equity issues. In the light of this Management transfer of irrigation schemes, the empowerment of community organization and enhancing of women participation are a prerequisite for sustained development and management of land and water resources.

 

The Afro-Asian Conference held in Bali from 20th-22nd July 1998 urges that ICID strives towards the fulfillment of the above mentioned objectives and hereby appeals to all governments of the Asian and African nations to take pro-active steps to ensure sustainable water and land development. Such affirmative action would enable the region to enter the new millennium with added assurance of food security and enhanced prospects of poverty alleviation."

 

Déclaration de Bali
10èmeConférence Afro-Asiatique

 

A l’issue de la 10ème Conférence régionale afro-asiatiqueet du CEI, la «Déclaration de Bali» a été lancée, qui exhorte les pays africainset asiatiquesà entreprendredes mesures proactivespour assurer le développement durable de l'eauet de la terre. Ci-après le textedela Déclaration de Bali:

 

« Depuis les années mi-80, la production alimentaire globale se diminue d'un pourcent par an. Cette baisse se manifeste plus particulièrement dans les pays en voie de développement et dans certains des pays développés de l’Afrique et de l’Asie. Les conditions économiques toujours changeantes de ces pays entraînent des changements dans l’utilisation et l’occupation des terres. Chaque an, plus de terres fertiles agricoles sont perdues àcause du développement lucratif, industriel et urbain, tandis que les terres moins fertiles, les terres montagneuses et les forêts sont soumises à l’emploi agricole. L’écart entre le revenu urbain/industriel et l'occupation agricole/rurale s'élargit sans arrêt. Ce qui crée encore d’écarts inévitables entre les deux secteurs et rends de l’agriculture une occupation peu désirable. D'ailleurs,le faible niveau d'instruction formelle des producteurs pose obstacle à la capacité d'adaptation de leur part. Ce qui a pour résultat net, la réduction progressive de la production alimentaire et de la sécuritéalimentaire.

 

Cependant, les conditions démographiques démontrent une croissance accélérée de la population en Asie et en Afrique. L'augmentation de la production agricole et du revenu àbase agricole, ainsi que l’éradication de l'insécurité alimentaire, sont intrinsèquement liées àl’utilisation durable et productive des ressources en eau et de la terre. L'agriculture irriguée, dont /'eau douce est le facteur le plus important, représente le collaborateur principal de la production alimentaire. Déjà, tous les indicateurs signalent la condition critique des eaux douces globales au 21e siècle. La pénurie augmentantede l’eau et la dégradation de la qualité des eaux douces constituent une situation inquiétante.

 

II faut adopter une approche plus intégrée, àbut multiple, pour le développement etl'aménagement des terres et des eaux en même temps que des mesures pour augmenter la conservation d'eau. La réutilisation des eaux de drainage agricole et des eaux non-conventionnelles de mauvaise qualité peut être effectuée dans
les régions affectées par le manque d’eau. Lors de l’introduction et de l’application de la technologie, il faut accorder une prioritéàla technologie appropriée, compte tenu de la faisabilité financière et de l’acceptation sociale. II peut également être noté que pour achever l'utilisation efficiente améliorée des ressources, il faut rechercher des paradigmes du développement des ressources en eau et de la terre. II faut aussi adopter un système orienté vers l’usager àla place d'un processus de prise de décisions et activités entreprises par le gouvernement. L'empouvoirment des organisations des usagers d'eau et la promotion de leur participation aux aspects de conception et de gestion du développement des ressources en eau et de la terre s'avèrent essentiels pour la mise en place d'un système efficiente de gestion capable d'assurer la performance.

 

Etant donné que le secteur d'irrigation représentéle consommateur principal de l'eau, il faut optimaliser l'utilisation de l'eau, promouvoir sa conservation et améliorer l’efficience d'irrigation. De telle optimalisation requiert pourtant des systèmes gestionnaires modernes et viables d'exploitation pour la conception, la distribution, l’exploitation et la maintenance d'eau compte tenu des aspects productifs, agronomiques, sociaux, économiques et financiers. Leur adoption peut signifier un grand avancement vers la production augmentée et l’utilisation efficiente de l’eau. Le développement socio-économique et laconservation environnementale sont étroitement liés. L'économique verte se base sur le concept d'internaliser les coûts de l’environnement dans la détermination des prix.

 

Il est reconnu que la communauté et le grand public ont un rôle important à jouerdans le développement et la gestion des ressources en eau et de la terre. Il est maintenant reconnu que les femmes, en particulier, jouent un rôle stratégique dans la gestion et la conservation de l'eau. Il faut augmenter la participation des actionnairesen vue d'assurer le développement durable des ressources en eau et de la terre. Il faut également mettre en valeur le rôle des organisations des Usagers d'Eau, disposant du pouvoir économique, en accordant l'attention spécifique aux petites entreprises économiques et aux questions d'équité de genre. Dans la lumière de ce transfert de gestion des programmes d'irrigation, I'empouvoirment de l’organisation communautaire et l’augmentation de la participation des femmes représentent les conditions préalables du développement et de la gestion durables des ressources en eau et de la terre.

 

La Conférence Afro-Asiatique tenue àBali du 20 au 22 juillet 1998 exhorte la CIID àavancer vers la réalisation des objectifs susmentionnés et fait appel aux gouvernements des nations asiatiques et africaines d'adopter des mesures proactives en vue d'assurer le développement durable des eaux et de la terre. Une telle action affirmative permettra à la région d'entrer dans le nouveau millénaire munie de l’assurance supplémentaire de la sécurité alimentaire et des prospects améliorés de l’atténuation de la pauvreté. »

 

   

© 2016 | ICID | 48 Nyaya Marg, Chanakyapuri, New Delhi - 110021, India
Tel : 91-11-26116837, 91-11-26115679; Fax : 91-11-26115962, E-mail: icid@icid.org [ICID Map]

Follow ICID on: | Facebook| YouTube| LinkedIn| SlideShare

| Design by: Madhu Mohanan, ICID Central Office |